Entreprenariat

Assez de temps partiel subi !

8,3% des femmes parait il seraient en temps partiel subi, pour 2,4% des hommes, au total, c’est 5,2% des actifs qui seraient en temps partiel dit « subi ». L’observatoire qui le publie a fait un sondage, sans doute payé par une administration, surement éloignée d’une réalité terrain.. en tous cas de la nôtre !

Mais au fait, subi par qui ?

Parce que nous dans notre job, voici comment ça se passe assez souvent :

« Bonjour, nous recherchons des personnes pour des postes de gardes d’enfants, et aides ménagères, le mix des deux permet d’avoir un travail à temps plein, avec une relative souplesse au niveau des horaires »

« oui, mais moi je veux travailler à temps partiel, je ne dois pas dépasser 71 heures par mois.. »

« Pourquoi 71 heures ? »

« Parce que mon assistance sociale m’a calculé qu’ensuite avec la cmu, apl, etc.. etc.. j’y perdais »

Et conséquence, nous voici à subir du temps partiel qu’effectivement on ne choisi pas, avec des réactions du style :

« Bonjour, vous êtes à 22 heures semaine actuellement, et nous avons un client juste à coté de chez vous pour 3 heures par semaine, à placer quand vous voulez »

« Non merci, mais je ne veux pas faire 3 heures de plus, sinon je perds La suite >

Rsa et rupture conventionnelle

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et nous ne doutons pas de celles de nos gouvernants voulant aider les personnes les plus en difficulté d’une part, et mettre un peu de flexibilité dans les relations employeurs-employés d’autre part.

Sauf que.. il y a un monde (le vrai, le nôtre, le réel) entre l’intention et la réalité..

Et que pour un certain nombre de personnes, la rupture conventionnelle, c’est l’occasion de se faire licencier en touchant les assedics, ce qui permet de gagner peu ou prou le même salaire en restant chez soi, et cerise sur le gâteau, quand on va reprendre on touchera le rsa en plus du nouveau salaire, quel effet d’aubaine ! Ensuite, il ne restera plus qu’à recommencer avec l’employeur suivant…

Hou… le vilain patron, qu’est ce qu’il nous raconte là.. vite, au pilori !

La réalité, c’est que nous subissons une pression continue depuis la mise en place du système avec chantage à la clé « une rupture conventionnelle ou je me mets en maladie », « une rupture conventionnelle ou je vous attaque aux prud’hommes », « une rupture conventionnelle ou je ne fais plus rien chez les clients » etc.. etc.. C’est déjà rentré dans le langage commun « donnez moi MA rupture conventionnelle »… ou La suite >