Ressources humaines

Le premier mai est un jour chomé et payé

Le premier mai est le seul de nos jours fériés à être chômé et payé. C’est à dire que même dans le cas où il tombe un samedi, un dimanche, etc.. il doit être payé. Si il est travaillé, il donne droit au double de la rémunération, et c’est le seul jour férié donnant droit à ce doublement de salaire.

Dans nos métiers, aucun de nos clients ne fait le choix de maintenir une prestation de quelques heures de ménage qui lui seraient facturées le double du tarif habituel. Les prestations sont donc suspendues le 1ier mai, ou décalées, ceci pour l’ensemble du personnel et des clients.

Quelle ne fut donc pas notre surprise, d’avoir vers le 10 mai un appel comme celui ci :

« Bonjour, je suis la maman de xxxx, qui a travaillé chez votre client yyyyy le 01 mai car celui ci lui lui a demandé en précisant qu’ils s’arrangeraient » « Ma fille lui demandant sa paye en précisant qu’elle doit être double, Mme yyyyy a refusé et donc je voudrais savoir comme vous allez la payer »..

Trop fort ça ! Le client et l’employé s’arrangent dans notre dos, l’un faisant acte de « concurrence déloyale », et l’autre de « déloyauté envers son employeur », La suite >

Assez de temps partiel subi !

8,3% des femmes parait il seraient en temps partiel subi, pour 2,4% des hommes, au total, c’est 5,2% des actifs qui seraient en temps partiel dit « subi ». L’observatoire qui le publie a fait un sondage, sans doute payé par une administration, surement éloignée d’une réalité terrain.. en tous cas de la nôtre !

Mais au fait, subi par qui ?

Parce que nous dans notre job, voici comment ça se passe assez souvent :

« Bonjour, nous recherchons des personnes pour des postes de gardes d’enfants, et aides ménagères, le mix des deux permet d’avoir un travail à temps plein, avec une relative souplesse au niveau des horaires »

« oui, mais moi je veux travailler à temps partiel, je ne dois pas dépasser 71 heures par mois.. »

« Pourquoi 71 heures ? »

« Parce que mon assistance sociale m’a calculé qu’ensuite avec la cmu, apl, etc.. etc.. j’y perdais »

Et conséquence, nous voici à subir du temps partiel qu’effectivement on ne choisi pas, avec des réactions du style :

« Bonjour, vous êtes à 22 heures semaine actuellement, et nous avons un client juste à coté de chez vous pour 3 heures par semaine, à placer quand vous voulez »

« Non merci, mais je ne veux pas faire 3 heures de plus, sinon je perds La suite >

Rsa et rupture conventionnelle

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et nous ne doutons pas de celles de nos gouvernants voulant aider les personnes les plus en difficulté d’une part, et mettre un peu de flexibilité dans les relations employeurs-employés d’autre part.

Sauf que.. il y a un monde (le vrai, le nôtre, le réel) entre l’intention et la réalité..

Et que pour un certain nombre de personnes, la rupture conventionnelle, c’est l’occasion de se faire licencier en touchant les assedics, ce qui permet de gagner peu ou prou le même salaire en restant chez soi, et cerise sur le gâteau, quand on va reprendre on touchera le rsa en plus du nouveau salaire, quel effet d’aubaine ! Ensuite, il ne restera plus qu’à recommencer avec l’employeur suivant…

Hou… le vilain patron, qu’est ce qu’il nous raconte là.. vite, au pilori !

La réalité, c’est que nous subissons une pression continue depuis la mise en place du système avec chantage à la clé « une rupture conventionnelle ou je me mets en maladie », « une rupture conventionnelle ou je vous attaque aux prud’hommes », « une rupture conventionnelle ou je ne fais plus rien chez les clients » etc.. etc.. C’est déjà rentré dans le langage commun « donnez moi MA rupture conventionnelle »… ou La suite >