Ressources humaines

Cotisations sociales : c’est vous qui voyez…

Vous connaissez le célèbre sketch des deux humoristes inséparables dans lequel l’un voulant obtenir un renseignement l’autre lui rétorque invariablement « c’est vous qui voyez… »

Point besoin d’acheter un billet au théâtre, en plein processus de création, une visite à l’urssaf pour rencontrer la « spécialiste » valait son pesant de cacahuètes..

Nous « bonjour, nous souhaitons créer une société de services à domicile, les récentes lois dites « Borloo » font état d’exonérations patronales, mais nous n’avons aucune précision sur les modes de calculs, voyez plutôt, le texte ne parle que de directives à l’intention de l’urssaf »

Elle « Ha bon, y’a des exonérations pour les services à la personne (on est en 2005, le sujet fait la une partout, on ne parle que de ça..), non, je ne suis pas au courant… Mais.. sachez que l’urssaf fonctionne en mode déclaratif »

Nous « heu… késako le mode déclaratif »

Elle « en fait, vous déclarez ce que vous estimez en fonction de vos calculs et vous payez »

Nous « heu.. et si on se trompe ??  »

Elle « dans le cas d’un contrôle, vous serez redressés »

Nous « super, on peut voir le contrôleur alors, lui doit savoir ? »

Elle « les contrôleurs ne font pas les rdv de conseils »

Nous (énervés, surtout moi…) « vous ne savez rien et vous êtes le La suite >

J’embauche mon premier salarié

La première véritable étape marquante dans la vie d’une société, en tous cas la nôtre, et surtout de la première, c’est l’embauche du salarié numéro un ! Nous concernant, je me demande qui était le plus content de ce premier cdi, mais je pense sincèrement que c’était nous… Vous vous rendez compte, notre petite boite tout à coup, elle n’était plus juste une raison sociale avec un numéro de siret et deux rêveurs en train d’essayer de  trouver des clients, mais devenait une vraie société qui allait faire des fiches de payes, et certaines personnes, dont la première allait mener leur vie économique en liaison avec notre société, qui de facto devenait la leur.

Trop la classe, comme dirait les ados…

Passé ce nombrilisme de contentement, l’effarement administratif :

– Le contrat de travail qu’il a fallut télécharger et adapter, tout en lisant qu’il était institu personae (chacun le sien quoi..) mais répondant à des (milliers…) de règles très strictes qu’il est impératif de respecter, mais… nous précisent les deux avocats consultés, dans tous les cas si ça se termine aux prud’hommes, vous aurez tord (hé bé pourquoi ?, c’est comme ça… et la confirmation viendra, voir la rubrique prud’hommes). Bon, ok, mais La suite >