En toute logique, une entreprise doit se soumettre à des contrôles, qui ont pour but de veiller aux respects des règles. C’est d’autant plus important qu’en cas de faillite d’une entreprise, c’est la société qui paye les pots cassés et non pas le gérant, dans une généreuse mutualisation des risques. Indispensable de s’assurer donc, que le gérant exerce son mandat dans son cadre légal, nos impôts ne sont pas une tirelire pour inconséquents !

Ceci étant dit, entre la noble idée et la réalité, il y a un gouffre, mais un gouffre, énorme !

Pas question de se plaindre, en tant qu’entrepreneur on est un peu inaudible ! Un chef d’entreprise qui se plaint des contrôles … surement un fraudeur… tant pis pour lui etc… etc… A force de subir ce type de réaction, j’ai trouvé un parallèle qui fait mouche : Vous voyez la sécurité routière ? Personne ne conteste le fait qu’il faille mettre hors d’état de nuire les dangereux délinquants de la route qui ne respectent rien ? On est ok là dessus ? Mais lorsque ce constat sert de prétexte pour  faire du chiffre à coup de dépassement de vitesse de 2 km/h dans des endroits non accidentogènes et que le système se transforme en une immense machine à imposition supplémentaire qui rafle tout le monde, on ressent comme une injustice…

Et bien c’est la même que nous, entrepreneur on ressent dans nos contrôles…

Commençons par exemple par un chiffre : Savez vous que quasi 100% des contrôles urssaf donnent lieu à redressement ? Avec un chiffre pareil, il faudrait se poser des questions :

1) Les chefs d’entreprises sont ils tous des fraudeurs ?

2) La loi serait tellement compliquée qu’ils ne peuvent s’assurer d’être en conformité et se font allumer à chaque fois ?

Faites votre choix…

Dans nos métiers de services à domicile, nous avons des contrôles pointilleux de toute nature. Parfois même sans prévenir, ce qui bloque toute activité dans l’entreprise. On va raconter quelques anecdotes concernant la DDT, la DGCCRF etc.. ça va au moins sous soulager 🙂