Enfants

 

Nous avions déjà fait appel à la psychologue pour enfants Sonia OUALI en septembre dernier afin de réaliser un article sur l’éducation des enfants. Forts du succès de ce dernier, nous avons décidé de réitérer l’opération en posant 3 nouvelles questions à cette spécialiste dont voici les (pertinentes :-)) réponses :

 

Comment gérer les caprices d’un enfant ?

Il n’y a pas vraiment de règles, il s’agit en fait d’agir au cas par cas et de s’interroger sur plusieurs aspects. Tout d’abord, l’adulte peut se demander si l’enfant fait réellement un caprice, car si pour l’adulte l’enfant cri « sans raison », ce n’est pas forcément le cas du point de vue de l’enfant. Ensuite, est-ce que l’enfant a l’habitude de crier systématiquement dès lors qu’il n’obtient pas ce qu’il souhaite ? Dans ce cas, il peut être intéressant pour les parents de se questionner sur leurs pratiques éducatives : trop laxistes ? Pas assez fermes ? Etc.

Le rôle de l’adulte est de rappeler les règles (on en revient finalement souvent à ça) et d’apprendre à l’enfant à gérer sa frustration, sous-tendu du message suivant : on ne peut pas tout obtenir au moment où on le souhaite ; il est parfois nécessaire d’attendre pour avoir ce que l’on veut.

Prenons une situation de la vie courante : les courses. Il est fréquent que les enfants pleurent ou/et crient car ils veulent un jouet et à ce moment-là deux solutions s’offrent alors à l’adulte : soit il cède et prend le jouet en question, soit il explique à l’enfant que ce n’est pas possible mais l’enfant continue de pleurer et face à l’ampleur de la situation, l’adulte fini parfois par céder ou à sortir du magasin sans avoir terminé les courses.

Pour éviter ce type de situation, il est utile de préparer l’enfant en amont, en lui expliquant que l’on va faire les courses et que l’on ne va acheter que des choses à manger et donc pas de jouet. De ce fait, pendant le moment des courses, si l’enfant demande un jouet, l’adulte pourra lui rappeler ce qui avait été dit juste avant.

Il s’agit de montrer à l’enfant d’une part que c’est l’adulte qui commande et d’autre part, ça vise à l’aider à gérer sa frustration, ce qui lui servira plus tard dans la vie en société.

 

Nous entendons souvent parler de l’importance de la diversification alimentaire chez les enfants mais bien souvent, il est difficile de les convaincre de goûter à tout. Quelle attitude adopter ?

La diversification des aliments est importante pour le bon développement de l’enfant et sa santé. Mais, il arrive que les enfants soient souvent très attachés à un type d’aiment et qu’ils en refusent d’autres.

Il ne sert à rien de passer tous les repas à forcer un enfant à manger ce qu’il n’aime pas. Tout d’abord parce que ça brise l’ambiance du repas qui doit être avant tout vécu comme un moment de partage et ensuite parce que l’enfant n’aura plus ce plaisir là de manger. Donc, pour éviter tout ceci, mieux vaut faire preuve d’ingéniosité en présentant par exemple les aliments sous une autre forme. Ainsi, si l’enfant n’aime pas les champignons, il est possible de les lui proposer au repas sous forme de mousse ou de velouté ; les légumes peuvent également être proposés en cake etc. Il existe une multitude d’idées qui peuvent permettre à l’enfant d’apprécier un aliment qu’il n’aime pas habituellement.

Aussi, le moment de la préparation des repas, peut être un moyen privilégié pour l’adulte, de faire découvrir à l’enfant diverses saveurs en le faisant participer, en lui proposant de goûter…

 

Existe-t-il des méthodes pour susciter l’attention d’un enfant pendant qu’il fait ses devoirs ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’un enfant présente des capacités attentionnelles moins grandes que celles d’un adulte et il est donc inutile pour un enfant en classe de primaire par exemple, de faire plus de 45 minutes de devoirs par jour.

Aussi, il n’existe pas de méthodes à proprement parler, car chaque enfant est différent. Toutefois, il est possible, quand l’adulte est face à un enfant réticent à faire ses devoirs, de les lui présenter sous une forme plus attrayante. Pour un exercice de mathématiques par exemple, l’adulte peut illustrer avec des situations tirées de la vie quotidienne ; ceci permettra à l’enfant de mieux comprendre, de s’intéresser et donc d’être plus attentif à ce qu’il fait.

Mais, il est possible que tous les moyens mis en œuvre ne suffisent pas, parce que l’enfant est trop agité, trop sensible aux distracteurs extérieurs (le bruit, une personne qui passe à côté de lui quand il travaille…) et est donc incapable de se concentrer sur ce qu’il fait.

Dans ce cas, il se peut que l’enfant souffre d’un réel trouble de l’attention et pour s’en assurer, il est nécessaire de lui faire faire  des examens approfondis, pour prévoir une prise en charge adaptée.

 

Nous espérons que ces conseils vous seront utiles et nous remercions Sonia OUALI pour sa participation !

Pour en savoir + sur ces services, rendez-vous sur son site : www.psychologue-enfant-ado-toulouse31.vpweb.fr.