L’enfer est pavé de bonnes intentions, et nous ne doutons pas de celles de nos gouvernants voulant aider les personnes les plus en difficulté d’une part, et mettre un peu de flexibilité dans les relations employeurs-employés d’autre part.

Sauf que.. il y a un monde (le vrai, le nôtre, le réel) entre l’intention et la réalité..

Et que pour un certain nombre de personnes, la rupture conventionnelle, c’est l’occasion de se faire licencier en touchant les assedics, ce qui permet de gagner peu ou prou le même salaire en restant chez soi, et cerise sur le gâteau, quand on va reprendre on touchera le rsa en plus du nouveau salaire, quel effet d’aubaine ! Ensuite, il ne restera plus qu’à recommencer avec l’employeur suivant…

Hou… le vilain patron, qu’est ce qu’il nous raconte là.. vite, au pilori !

La réalité, c’est que nous subissons une pression continue depuis la mise en place du système avec chantage à la clé « une rupture conventionnelle ou je me mets en maladie », « une rupture conventionnelle ou je vous attaque aux prud’hommes », « une rupture conventionnelle ou je ne fais plus rien chez les clients » etc.. etc.. C’est déjà rentré dans le langage commun « donnez moi MA rupture conventionnelle »… ou je fais un malheur… Et le pauv’patron qui voudrait rétorquer « si vous voulez partir, vous n’avez qu’à démissionner », s’expose à tout ce qui est au dessus.. autant dire qu’il s’abstient..

Encore un doute ?

Alors prenez votre téléphone, et appelez la ddt, deux questions suffisent :

« bonjour, avez vous beaucoup de demande de validation de rupture conventionnelle ? »

‘D’après vous, sont elles à l’initiative de l’employé ou de l’employeur ? »

Vous avez été au bout de la démarche, vous avez donc les réponses…