Bilan des services à la personne ?


Et cela rejoint notre article précédent…

Suite au salon des SAP dont nous avons exprimé dans le post précédent ce que nous en pensions, les acteurs le composant ont fait un “bilan de l’activité des services à la personne

Et que peut on y découvrir :

Il y aurait trois points importants qui manqueraient de lisibilité.. bigre quels sont ils…

Le premier, la “qualité des services”, serait difficile à évaluer, au prétexte que cela se passe au domicile des clients, et le directeur de l’institut National de la Consommation (rien que ça) suggère la mise en place de clients-mystère afin de créer une évaluation des services… Quelqu’un à t il expliqué à cet imminent directeur que le secteur était atomisé autour de 22.000 structures agréées, plus des centaines de milliers de particuliers employeurs, et qu’en conséquence, il faudrait une armée de clients-mystère.. Fort heureusement, il existe une entité unique et autonome nommé “le client”, qui comme un grand jugera de la qualité du service qui lui est rendu, et décidera s’il lui faut changer de prestataire ou conserver le sien. Sans qu’il soit nécessaire d’aller mettre en place de coûteuses procédures d’évaluation, qu’un jour ou l’autre ledit client retrouvera dans sa facture..

Le second, la “lisibilité des tarifs serait complexe”, la faute à la fiscalité s’avérant complexe et aux acteurs n’affichant que des tarifs à leurs avantages intégrants les ristournes sociales et fiscales. On conseille donc “officiellement” aux clients de “rester vigilants”. En voilà un conseil qui vaut son pesant d’or… Rassurons les rédacteurs de ce conseil, tout d’abord un grand nombre de sociétés de services à domicile dont nous faisons partie, affichent clairement et sans ambiguïté le tarif de leurs prestations… En ce qui concerne l’intégration des ristournes sociales et fiscales, un petit devis en ligne de services à la personne comme le nôtre et voici le client bien au courant, simplement… Sans qu’il soit nécessaire de lui brandir la nécessité d’une attention accrue face aux vilaines entreprises qui veulent le dépouiller…

Le troisième point évoque le risque de la position du “bénéficiaire-employeur”.. Qu’est ce dont ? Derrière des périphrases alambiquées, un responsable de la DGCCRF qui a fait le rapport explique que parfois, certains particuliers se retrouvent “employeurs”, sans le savoir (sans rire…), et surtout sans savoir ce que cela implique en matière de droit du travail. On leur conseille donc d’être mieux au courant… Et bien c’est certain, que sans faire tous ces chichis, si les  “particuliers-employeurs” appliquaient strictement le droit du travail, ils s’apercevraient qu’il n’est pas adapté à leurs attentes légitimes d’employeurs, et s’ils savaient ce qu’ils encourent à l’appliquer avec légèreté, ils arrêteraient de suite ! Mais ceci est un autre débat…

En résumé, on avait déjà exprimé notre point de vue qui n’engage que nous sur l’utilité du salon, et bien lorsque l’on découvre le bilan qui en est fait… Ca nous conforte !!

Théo Lamertin
A propos

A la fois gestionnaire d’une entreprise de services à la personne et pigiste indépendant sur divers magazines de presse économique, Théo anime la partie « entreprise » du blog en partageant ses expériences professionnelles et en analysant l’actualité du marché des services.

Les artciles en lien

All4home – Services à domicile ouvre sa 35ème agence à Toulouse !
December 16, 2011

Laissez nous un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *