Entreprenariat

Article 90 de la loi des finances

La programmation de la loi des finances 2011 comprend un article numéro 90 dont l’objectif est de raboter les exonérations de cotisations sociales liées services à domicile.

C’est quand même assez incongru d’avoir un gouvernement (grosso modo, le même qu’aujourd’hui) qui décide qu’il est « stratégique » de baisser les charges pour créer de l’emploi, au point d’en faire un ensemble de lois et forte publicité qui va autour…

Puis.. d’encourager la création d’entreprises après avoir claironné « maintenant qu’on a baissé les charges, le coût est acceptable par les clients, et donc le service est solvable pour les entreprises ». En effet, il s’en créait 22.000 en cinq ans, et quelques centaines de milliers d’emplois qui vont avec..

Et on en rajoute une louche en début d’année 2010 en distribuant des CESU à + de 2 millions de bénéficiaires afin de continuer à soutenir ce marché naissant..

Et soudain, on réduit l’avantage en faisant fi de toute la stratégie, en mettant en danger les entreprises, et en inquiétude les clients… Ce qui est véritablement inquiétant, ce n’est pas les quelques % relativement faible au fond d’évolution des charges, c’est de réaliser qu’on puisse être pilotés par d’aussi piètres stratèges qui changent de cap au gré du vent…

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Le client est le meilleur ami de l’entreprise

Une réalité évidente, sans client, l’entreprise n’a pas lieu d’être. En conséquence, on place celui ci au cœur de notre processus, tout tourne autour de la satisfaction du client, qu’il nous faut conquérir, et garder. Toutefois, il arrive que le client nous fasse quelques demandes curieuses, que nous allons choisir de ne pas traiter. Parfois tristes (discrimination..), parfois drôles, on va plutôt se concentrer sur celles ci, toutes véridiques :

– Bonjour, ce serait pour une femme de ménage, mais j’ai une requête.  Je souhaiterais absolument qu’elle soit laide, car mon ex-mari est parti avec la précédente…

(vous imaginez le process de recrutement, avec plusieurs profils, et nous en train de se concerter « bon celle là t’en penses quoi toi, tu crois qu’elle est suffisamment laide ?…)

– Bonjour, j’aurais besoin de quelqu’un pour garder mes enfants le soir car ils rentrent 10 minutes avant moi, donc 10 minutes quatre soirs par semaine c’est combien ?

(on a envie de répondre « et combien de secondes madame 🙂 ?)

– Bonjour, je voudrais une Nounou qui parle anglais et russe, avez vous cela en stock ?

(Attendez Madame je vais à l’entrepôt de suite, ah, nous avons un stock d’anglo-russes bien sur, je vous en déballe combien 🙂 ?)

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Capital teste les services à la personne

Dans son numéro de septembre, je journal Capital teste les services de Ménage, Repassage, et Garde d’enfants à domicile.

L’hétérogénéité des services à domicile est telle, que c’est sans aucun doute une bonne idée que de les mettre au banc d’essai, nous sommes biens placés au quotidien pour voir à quel point les clients sont parfois désorientés pour faire leur choix. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous avons pris connaissance de ces quelques pages « banc d’essai des services »

Mais quelle déception !

Capital se contente de faire venir une intervenante de chaque entreprise choisie. Dans des entreprises qui emploient entre 500 et 3000 personnes, c’est plus que léger de faire reposer un avis définitif sur un journal à grand tirage, sur une seule prestation, réalisée par une personne. C’est faire peu de cas de la valeur ajoutée des agences qui assurent un suivi, une continuité des prestations par remplacement, la vérification des compétences, et bien d’autres choses qui ne font pas reposer la satisfaction du client sur une seule prestation au hasard d’une seule intervenante, fort heureusement…

Dans la même veine, Capital critique les entreprises qui viennent à domicile pour une visite initiale au prétexte que cela sera l’occasion de pousser à la consommation La suite >